06 février 2009

I have'nt a dream : yes we can't !!!


Je n'ai absolument pas été déçu par l'intervention télévisée de notre cher si brillamment élu président Nicolas. 

J'y ai en effet appris que le chocolat noir était taxé à 5,5 % et le chocolat blanc, lui, à 19,60 %. 
Dit comme ça, de la bouche même du Président,  ce fut un grand, un immense , un merveilleux moment de Télévision et de Démocratie. 

Dans le décorum grandiloquent et  carrément suranné des ors de l'Elysée, sous les lustres à pendeloques et avec les tentures empesées en toile de fond, ce fut un moment presque irréel, hors du temps. 

Rien en fait ne semblait vraiment réel : des journalistes parfois souriants, s'excusant presque de poser des questions qui risquaient de déranger Son Eminence dans son "exercice si difficile du pouvoir" - c'est Son Eminence Elle-Même qui l'affirme quasi douloureusement...

Ni les réponses floues et forcément décalées face à une " crise sans précédent depuis un siècle " et à laquelle il a été répondu par des mesurettes pas du tout à la hauteur des défis à venir et des souffrances prévisibles et pour certaines hélas déjà cruellement là. 

Ni les promesses vagues d'un dialogue avec les partenaires sociaux tout en affirmant péremptoirement que les réformes en cours ne bougeraient pas d'un iota et  qu'il fallait réduire drastiquement les dépenses publiques. Suivez mon regard....

Pas un mot ou une parole pour son Premier Ministre - rappelez-moi son nom au fait - ou pour ses dévoués et encore fidèles Ministres-Sbires. Cet homme héroïque est bien tout seul face à l'hydre de la crise. Hercule, à côté, était un minus de manga, un Pokémon de rien du tout. 

Donc, résumons : son Eminence ne lâche rien, promet tout et son contraire. 

Sortons du rêve et entrons dans les pensées intimes de Son Eminence :

 " I have not a dream. Yes, we can't. Putain, je pensais pas que c'était si dur que ça, ce boulot. Si j'aurais su...et, pour le coup, c'est même pas sûr que je repique au truc en 2012 vu comme c'est barré...Mais bon,  j'étais prévenu par le grand Jacques..mais quand même... 
Vive la France, qu'est bien dans la merde je vous dis pas jusqu'où. Et vive l'arrêt public... de toutes les conneries mais je sais pas quand. C'est plus fort que moi. 

Bises à Carla, bien sûr et toujours ( zauriez pas une idée de cadeau pour la Saint-Valentin ? Je sais pas quoi acheter : elle a tout. 

Refaites jouer la Nicolaise...merde ! la Marseillaise. J'y arriverai jamais. Putain, c'est dur, ce boulot!"

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