16 mai 2011

Silencieuse est la beauté


Eh ben oui , c'est impardonnable : lancer un blog, et puis ne plus rien écrire, comme ça, d'un coup, sans donner de raison...
Donc je reprends le fil et le cours de mes propos.

Remarquez bien, depuis, ça n'a pas trop bougé et c'est ça qui est fou : le Kadhafi est un cas qui défie, encore et toujours, et la raison et toutes les puissances occidentales. Toujours bien là et répondant coup pour coup... avec les armes sophistiquées qu'on lui a vendues largement contre du pétrole libyen. Que voulez-vous : c'est ça le commerce et les affaires.

En Syrie c'est pas mieux avec Bachar, cet autre dictateur qui fait tirer à balles bien réelles sur les manifestants. De lui, on parle moins et la communauté internationale ne semble pas trop disposée à condamner ses agissements. Serait-il donc plus démocrate et plus recommandable que le sinistre Muammar ?

Quant au Japon ... plus aucune nouvelle. Silence télé et radio. Plus d'actualité. Plus à la mode. Out !

Et puis on a eu un gros buzz, en guise de 1er mai, sur Ben Laden et son exécution en direct.
La " justice " américaine dans toute sa splendeur, comme au bon vieux temps du western. Sauf que le shérif n'a laissé aucune espèce de chance à l'outlaw qui était affiché dead or alive. Pour lui, ce fut dead tout court. " Justice a été faite" a déclaré l'Obama. Au bas mot prix Nobel de la paix, tout de même. Drôle de pacificateur. Il est vrai que l'Oussama doit dormir en paix ... quelque part au fond de l'océan.

Tout le monde est d'accord pour dire que Ben Laden était une crapule et un terroriste de la pire espèce. Mais parler de " justice " pour qualifier une opération commando de tueurs hyper entraînés est pour le moins un abus de langage ... sinon un abus de démocratie.
Les Américains voulaient leur revanche et ils l'ont eue. Voilà ce qu'on peut dire. La justice n'a rien à voir là dedans, sorry, mister Barrack.

Et puis... les jonquilles ont fleuri, puis le muguet.. que je suis allé cueillir, toujours sous le charme de ces émouvantes et odoriférantes petites clochettes, dans les bruyères de mes Hautes-Chaumes ; et ce dès le 8 mai ... alors que, les années précédentes, je devais attendre la mi-juin. L'été en avance, ça a aussi du bon... même si on commence déjà à flipper en haut lieu en se demandant comment on va bien pouvoir refroidir ces foutus réacteurs nucléaires si l'eau commence déjà à manquer en mai...

Mais la France n'est pas le Japon, n'est-ce pas ? Et le seul tsunami qu'on ait à craindre se résume pour l'instant à trois lettres : DSK.

Quel raz-de-marée sur toutes les ondes et tous les médias en général ! En fait, on ne parle plus que de ça. Comme si c'était soudain LA chose la plus importante au monde.

Ne comptez donc pas sur moi pour apporter ma goutte d'eau à la roue à aube du moulin médiatique ou pour lancer mon petit caillou à la lapidation qui a commencé.

Pas plus tard que hier matin, j'ai juste admiré la perle de rosée qui s'était nichée au coeur des feuilles en rosace d'un plant de lupin... et que la même plante boirait lentement dans la journée.
J'ai trouvé ça très simple et très beau.

Quelque part, ça m'a réconcilié avec le monde. Je veux dire le vrai : celui des plantes, des choses simples et belles, qui continuent d'exister, sans bruit, avec douceur et obstination.

Comme elles l'ont toujours fait.


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